Connait Droit Quand Connait Loi Dissertation

Notre éducation est fondée sur la vérité; la religion, principalement le christianisme, l'est aussi : mentir c'est pêcher. Pour le philosophe, il est censé être celui qui aime et se doit de dire lavérité. Pourtant toute vérité n'est pas bonne à dire, car cela pourrait nuire à autrui.
Alors est-ce possible de se taire tout en sachant la vérité?
Se taire serait mentir, avoir un poids face àautrui, ne pas exprimer la vérité enfuie en nous.
La vérité est le savoir, la conscience de quelque chose, c'est avoir la conscience de quelque chose qu'autrui ne sait pas.
La vérité est le contrairedu mensonge.
Toute vérité est-elle bonne?


Nous avons un devoir de vérité, nous n'avons pas le droit de nous taire. La vertu qui consiste à dire la vérité quand on la connaît et la bonne foi.L'homme de bonne foi dit ce qu'il pense, que cela soit à tort ou à raison et surtout pense que ce qu'il dit est vrai.
C'est un homme considéré comme sincère, or la sincérité est principalementopposée à l'hypocrisie et au mensonge, qui sur le plan moral ont un sens négatif. Dans certains cas ne pas dire la vérité est une lâcheté, et la dire une forme de courage.
C'est ce que nous dit Sartre : lathèse qu'il nous expose est que le devoir de vérité de l'écrivain qui se doit de dénoncer tout scandale qu'il connaît, au point que le silence soit une sort de complicité du crime.
Il considèredonc la vérité comme souhaitable.
De nos jours les médias ont un devoir de vérité, les journalistes sont présents sur les zones conflictuelles afin d'informer la population sur les faits réels qui sepassent dans le monde. Par exemple : la guerre en Syrie, ou encore l'attaque terroriste au Kenya.
Lors d'un procès, les témoins ont pour devoir de dire toute la vérité. Un personne qui sait tant bienque mal que l'enfant ou la femme de son voisin est battu(e) et qui n'alerte personne, sera considéré comme coupable de non-assistance de personne en danger.
Les exemples ne manquent pas pour...

Résumé du document

« En France comme en Suisse, Gény a eu une influence diffuse ; par l'intermédiaire de la doctrine et de l'enseignement, les magistrats ont pris conscience du rôle créateur du juge. Sans aller jusqu'à la « libre recherche scientifique », ils ont implicitement reconnu qu'ils étaient les agents nécessaires de l'évolution du droit. Cette fonction connaît cependant des limites et ne peut résoudre tous les problèmes, car, selon la belle formule du doyen Julio de la Morandière, « l'évolution se fait par la jurisprudence » ; les révolutions ne se font que "par la loi" ».
De par la définition même de jurisprudence (lat.jurisprudentia : science du Droit) « Ensemble des solutions apportées par les décisions de justice dans l'application du Droit (notamment dans l'interprétation de la loi quand celle-ci est obscure) ou même dans la création du Droit (quand il faut compléter la loi, suppléer une règle qui fait défaut) », il est difficile de considérer le rôle normatif joué par le juge et donc la jurisprudence au sein de la hiérarchie des normes. Quand on pose la question de savoir si le juge dispose d'un pouvoir créateur, cela revient en somme à s'interroger sur le fait de savoir si la jurisprudence est une source du droit.

Extraits

[...] Les jugements n'ont qu'une autorité relative, limitée à l'affaire sur laquelle ils statuent. Le jugement n'a d'effet qu'entre les parties au procès, l'autorité de la chose jugée concerne la situation concrète sur laquelle la décision juridictionnelle s'est prononcée et non la règle abstraite qui y est impliquée. Cette relativité induit l'interdiction établie l'article 5 du Code civil. Si une règle de droit dégagée par un tribunal saisi d'un litige devait être obligatoirement suivie par lui dans des cas similaires, ce serait indirectement rétablir l'arrêt de règlement. [...]


[...] La Cour de cassation elle-même sanctionne pour motifs insuffisants la seule référence à une jurisprudence constante, de même l'erreur sur la règle jurisprudentielle n'est pas traitée comme une erreur de droit annulant un acte et la violation de jurisprudence n'est pas un cas d'ouverture du pourvoi en cassation. Même si aucune hiérarchie n'est établie entre la loi et la jurisprudence, le législateur peut toujours intervenir pour casser une jurisprudence[9]. Mais inversement, le législateur peut parfois intervenir pour consacrer une solution jurisprudentielle. Parfois même, plus qu'inciter le législateur à adopter un texte, la jurisprudence peut le remplacer quand la loi est muette ou insuffisante. C'est alors admettre que la jurisprudence soit une source de droit. [...]


[...] C'est déjà pratiquement de la création[11]. Mais plus encore si la loi est muette sur un problème, si aucun texte ne peut être invoqué, le juge devra avoir recours à ses propres lumières pour suppléer cette absence de loi, la compléter. Même si le législateur fait un effort d'exhaustivité, il y a toujours des situations imprévues créées par la complexité des faits. Malgré l'inflation législative que l'on connaît, il y a des lacunes dues notamment aux transformations de la vie par le progrès de la science. [...]


[...] Voir la phrase de Juvénal Hoc volo, sic jubeo ; sit pro ratione voluntas JUVENAL, Satire, VI ; (signifiant : Je le veux, je l'ordonne, que ma volonté tienne lieu de raison. GAUDEMET Y. (note), JCP (semaine juridique), Edition notariale et immobilière, 1994-09-02, nº 30-35, p Dans sa vision du respect nécessaire du système juridique, CORNU, écrivait que Dans l'imagination des remèdes, la grande illusion est cependant d'attendre le salut du pouvoir normatif de la jurisprudence. La vérité contraire est qu'un tel pouvoir contribue lui-même à l'encombrement normatif. Il n'y a pas seulement trop de lois, mais trop de droit, trop d'arrêts à interpréter sans fin. [...]


[...] Le juge dispose-t-il d'un pouvoir créateur de droit ? En France comme en Suisse, Gény a eu une influence diffuse ; par l'intermédiaire de la doctrine et de l'enseignement, les magistrats ont pris conscience du rôle créateur du juge. Sans aller jusqu'à la libre recherche scientifique ils ont implicitement reconnu qu'ils étaient les agents nécessaires de l'évolution du droit. Cette fonction connaît cependant des limites et ne peut résoudre tous les problèmes, car, selon la belle formule du doyen Julio de la Morandière, l'évolution se fait par la jurisprudence ; les révolutions ne se font que " par la loi " De par la définition même de jurisprudence (lat.jurisprudentia : science du Droit) Ensemble des solutions apportées par les décisions de justice dans l'application du Droit (notamment dans l'interprétation de la loi quand celle-ci est obscure) ou même dans la création du Droit (quand il faut compléter la loi, suppléer une règle qui fait défaut) il est difficile de considérer le rôle normatif joué par le juge et donc la jurisprudence au sein de la hiérarchie des normes. [...]

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